Bulletin Janvier / Février 2016

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PRENEZ SOIN DE LA MAISON DANS LAQUELLE VOUS VIVEZ

La culture indienne a traversé beaucoup de phases difficiles, cependant elle est toujours vivante. Les civilisations du monde se sont évanouies et vivent seulement dans les pages de l’histoire. De nombreuses tribus dans le monde se sont évanouies lentement, et la culture du monde arrive à une fin. L’impact peut être vu aussi en Inde. Cependant, comme l’huile est séparée de l’eau, similairement, l’impact de la civilisation occidentale restera séparé de la culture Indienne. L’essence de la culture indienne restera toujours pure, car la définition de la culture en Inde est « samyak kriti iti sanskriti ».

Sanskriti est traduit comme culture. Danser, chanter, la musique et etc, sont projetés comme des présentations et des programmes culturels, cependant ils ne sont pas culturels. Ce sont les programmes d’une communauté. Chaque communauté a sa musique et son art. Les gens appellent les programmes de la communauté des programmes culturels, et ils pensent à la culture comme la danse, le chant, la musique, comme dans le monde occidental. Les gens vont au nightclub comme faisant partie de la culture occidentale. Et c’est accepté dans le monde.

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Une phase idiote

Si une personne est incapable de prendre des décisions, et manque de foi en elle-même, elle adopte des croyances, le caractère et la conduite des autres dans sa vie, pensant que les autres sont mieux et plus avancés, alors il n’y a pas plus grand fou que lui dans ce monde.

Aujourd’hui, en Inde l’on passe par cette phase folle et idiote, cependant, c’est pareil pour l’huile qui flotte sur l’eau. Après que l’huile coule, l’eau peut se voir une fois encore.

Samyak kriti iti sanskriti signifie que les karmas d’une vie peuvent être déchargés de la façon la plus harmonieuse et équilibrée, alors cette expression des karmas est appelée sanskriti. Aussi longtemps que les sadhus et les sannyasins sont dans la société pour diffuser leurs enseignements, sanskriti en Inde ne sera jamais une chose du passé et trouvé seulement dans les pages des livres d’histoire.

Le jour où il n’y aura plus de sadhus et plus de sannyasins, la civilisation indienne définitivement arrivera à la fin. 100 personnes peuvent être matérialistes, cependant une âme éveillée spirituellement peut gérer ces 100 personnes matérialistes. Même si un sadhu seulement est présent en Inde, sanskriti ne mourra pas.

Le rôle des sadhus et des sannyasins

Les sadhus et les sannyasins sont les grandes âmes qui marchent sur cette voie, connaissent cette voie, comprennent cette voie et s’efforcent continuellement de rallumer cette tradition. Les sadhus et les sannyasins n’ont pas de famille et quand ils meurent, personne n’est là pour les pleurer. Personne ne sait où ils sont morts. Dans une famille quand quelqu’un vient et s’en va, c’est question de joie et de tristesse respectivement. Les sadhus et les sannyasins se tiennent loin de ces vrittis sociaux. Ils étudient la société et au bon moment, ils propagent le bon enseignement.

A des périodes différentes, dans l’histoire, de grandes âmes ont été les motivateurs de la société, ils sont les guides qui apportent les êtres sans directions, perdus dans la société, dans la voie juste. L’Inde appartient aux avatars, aux siddhas et aux sadhus, c’est un pays où la tradition spirituelle est encore vivante et active.

Pour gagner de l’argent, les gens vont en Amérique et dans d’autres pays. Pour atteindre la connaissance spirituelle, les gens du monde entier viennent en Inde. Pour la connaissance spirituelle, personne ne va en Afrique. Il y a seulement une place où les gens disent que leur sanskriti est détérioré. La nécessité pour l’heure est d’exprimer ce sentiment. Si les gens veulent de bons jours brillants en Inde, ils doivent donner une place à sanskriti dans leur vie. Ceux qui disent que sanskriti arrive à une fin, ne connaissent rien à cela et expriment leur faiblesse personnelle.

Soyez responsable et sage

Si vous voyez votre maison s’effondrer et que vous ne faites rien pour arrêter cela, à qui est la faute ? Les personnes vivant dans la maison sont en faute, car prendre soin de la maison est leur responsabilité.

Vous vivez dans ce pays, ainsi la responsabilité est sur vos épaules. S’il y a détérioration et désintégration de votre sanskriti dans votre pays, vous en êtes responsable. Si vous voulez développer votre pays, alors faites un effort. Faire un effort est aussi votre responsabilité.

Tout le monde a l’habitude de blâmer et critiquer les autres, et les gens ne sont pas attentifs à eux-même. Seulement une personne qui est attentive à elle-même est capable de maintenir sanskriti.

Comme une personne qui ne voit que les erreurs en elle et la droiture chez les autres, et qui veut suivre les autres, il est mieux de l’oublier. Il s’est déjà oublié
lui-même, il n’a pas foi en lui-même, dans ses pensées et son idéologie. Simplement, il copie les autres.

Si vous avez buddhi, l’intellect, vous n’avez pas besoin de copier les autres. L’eau décide de la direction de son courant, et de la même manière, vous devez utiliser votre intellect et votre sagesse.

Swami Niranjanananda Saraswati
Le 20 septembre 2014 Tyagaraj Sports Stadium (Delhi)

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LES FEMMES DANS LA SOCIÉTÉ

Les femmes indiennes sont idéalisées à jouer un rôle passif. Est-ce désirable ?

C’est circonstanciel. Si vous regardez dans l’histoire ancienne, les femmes en Inde étaient toujours l’autre moitié de l’élément masculin. Dans les temps védiques et upanishadiques, les femmes tenaient le même poste, position et respect que les hommes. Elles étaient des gurus, des leaders et des inspiratrices de la société.

Durant une période de temps, la situation a changé. Quand l’Inde a été envahie, les hommes ont éloigné les femmes des « feux de la rampe » et les ont tenues à la maison afin de les protéger. Cependant, ils n’ont fait aucun effort pour se libérer des forces des envahisseurs qui ont gouverné l’Inde pendant des centaines d’années. Durant cette période, pour des raisons de sauvegarde et de sécurité, les femmes n’étaient pas autorisées à aller dehors. Aujourd’hui, c’est un état social du mental, car pendant des générations les femmes indiennes ont vécu de la même manière dans le même environnement, dans l’espace de la maison.

Quelque chose de similaire est arrivée globalement, pas seulement en Inde. La société patriarcale est devenue puissante et la société matriarcale faible. Les hommes ont pris le pouvoir et les femmes ont eu la charge de prendre soin des hommes, du foyer, de la famille et de l’éducation des enfants. Pendant des centaines d’années concernant beaucoup de générations, cela a été le trait des indiens.

Ce fut similaire en occident aussi. Un changement a pris place durant la première guerre mondiale quand les jeunes hommes allèrent au front et furent tués par milliers et millions. Les femmes ont dû s’occuper de la société. Elles devinrent infirmières, prirent des professions et des emplois. La libération des femmes occidentales a commencé à ce point.

Après quelques années avec le début de le seconde guerre mondiale, les hommes sont encore allés au front et les nations étaient gouvernées par les femmes. Elles prirent un rôle actif dans la nation prouvant qu’elles étaient meilleures que leurs contreparties masculines. La nature des hommes est dure et résistante et la nature des femmes est douce et émotionnelle. Quand le mental est endurci, il y a beaucoup de choses qui passent par-dessus la surface du mental et alors quelqu’un n’est pas conscient des petites choses. Cependant, quand quelqu’un est sensible, il prend toutes les petites choses, les observe, les analyse, et essaye de les rectifier. De cette manière, en ce qui concerne l’identification et le travail de petits détails, les femmes sont meilleures. Pour un dur travail, les hommes sont meilleurs.

En Inde, l’environnement change graduellement. A travers l’éducation, les enfants sont exposés à beaucoup de situations, de conditions et d’opportunités qu’ils n’avaient pas auparavant. Il y a une génération, les filles et les femmes étaient restreintes à rester à la maison. Aujourd’hui, elles se déplacent dans la société. En Inde, maintenant les femmes ne peuvent plus être limitées à la maison. Elles prennent leurs décisions, et disent « que ça te plaise ou non, je vais à tel endroit ».

On ne peut plus dire que les femmes indiennes sont idéalisées à jouer un rôle passif. C’est une incompréhension. Ce n’est pas un concept social, culturel ou religieux. C’est un concept personnel.

Swami Niranjanananda Saraswati
Le 20 septembre 2015 Tyagaraj Sports Stadium (Delhi)

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