Bulletin d’avril / mai 2019

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PASCHIMOTTANASANA  Swami Niranjanananda Saraswati – 2016

 

Il y a différentes machines qui mesurent le stress des muscles pas l’EMR et l’EMG, mais d’autres électrodes qui sont mises sur le corps et mesurent le niveau du stress que vous exprimez dans une activité.

Une fois cette expérimentation était faite avec les asanas. Le corps entier était couvert d’électrodes et les gens devaient faire des asanas pour mesurer le niveau du stress. Le stress se mesurait en unités.

Nous faisions Paschimottanasana en touchant les orteils. En faisant Paschimottanasana, le stress musculaire et physique  se réduisait à 90 unités. Visuellement, c’est un asana difficile parce que vous étirez chaque partie du corps, chaque muscle, et essayez de toucher vos orteils. Ainsi votre corps est dans un état de tension chronique ou difficile, qui est perçu avec des douleurs. S’étirer et attraper les orteils consiste actuellement à relâcher le système musculaire du corps.

Quand vous vous relâchez et que vous vous allongez en Savasana, le corps entier  s’affale tout d’un coup, et se relaxe plus, comme vous tirez un élastique et puis vous le relâchez.

 

SE CONNECTER AVEC L’INTENTION DE L’ESPRIT

Vous étirez vos muscles, puis vous les relâchez. Si vous utilisez cette connaissance pour créer une condition spécifique dans votre corps qui peut contrebalancer des situations stressantes, alors peu importe où vous en êtes dans la vie, dans le travail ou dans le renoncement, vous pouvez gérer les effets psychologiques du stress et l’anxiété d’une manière meilleure.

C’est l’introduction à la compréhension et à l’application des pratiques de yoga pour créer un changement précis dans le schéma du corps et de la psychologie. Alors, le yoga ne reste pas une pratique mécanique que, par habitude, vous faites le matin ou le soir, mais c’est une pratique consciente pour créer et changer quelque chose dans votre vie et c’est ce que vous devez apprendre.

C’est cet enseignement de Sri Swamiji que nous présentons encore, car dans les derniers 50 ans, il y a eu beaucoup de dilution dans l’enseignement du yoga. Les pratiques sont rappelées, mais non l’intention originale ni l’instruction que Sri Swamiji a données. Nous revivons cela en nous connectant à l’esprit avec lequel  il nous a enseigné les pratiques non pour devenir un enseignant, mais pour expérimenter le yoga.

 

 

KECHARI MUDRA (Extrait de Mudra Vigyan) – Swami Niranjanananda Saraswati.

La pratique de Kéchari Mudra (le geste de la langue retournée) exerce une influence de contrôle sur les réseaux des glandes endocrines dans le corps. Cela est réalisé en régularisant la production des sécrétions puissantes du cerveau lui-même. Ces sécrétions sont produites en quantités minuscules pour contrôler les fonctions de la glande pituitaire et de cette manière contrôlant les glandes associées avec les centres au dessous d’Ajna Chakra. Ces glandes comprennent la thyroïde, les glandes mammaires, le thymus, les glandes endocrines et de reproduction, aussi bien que beaucoup d’autres dans le corps.

Kéchari Mudra influence aussi les centres dans l’hypothalamus et le cerveau qui contrôlent involontairement les actions comme la respiration, les battements du cœur, l’expression émotionnelle, l’appétit, la soif. L’hypothalamus a une connexion forte avec le thalamus et le SAR  (le système d’activation réticulaire) qui assume un rôle vital dans les mécanismes du sommeil et de l’éveil et dans tous les degrés des activités du système nerveux central, y compris la capacité de se concentrer.

La pratique aussi influence les glandes salivaires et du goût qui sont connectées aux plexus nerveux inférieurs, à leur tour permettant un certain contrôle sur la sexualité. Dans la Hatha Yoga Pradipika, les effets sur le corps sont décrits (3 ; 38-39) :

«  Le yogi qui reste avec la langue tournée vers le haut, ne fusse qu’une seconde est libéré des toxines, de la maladie, de la mort, de la vieillesse. Celui qui accomplit ce Kéchari Mudra n’est pas troublé par les maladies, ni la mort, la lassitude, le sommeil, la soif ou l’inconscience ».

Ce sloka concernant les effets puissants de Kéchari Mudra sur la psychophysiologie et la destinée humaine est mieux compris quand l’on connait certaines fonctions neuro-endocriniennes du cerveau. Durant la pratique de Kéchari Mudra, un nombre de points localisés à l’arrière de la bouche et de la cavité nasale sont stimulés. Ces points influencent tout le corps. Comme la langue est insérée dans la cavité nasale, beaucoup de petits nerfs sont activés ce qui permet un contrôle autonome plus grand.

Même dans la vie normale, avec une pratique simple de Kéchari Mudra appelée « Nabho Mudra », les sensations de faim et de soif sont réduites. L’on ne se sent pas de manger ou de boire et graduellement, le corps s’ajuste. Cela peut être expérimenté.

Kéchari Mudra est juste un exemple de comment les mudras, quand ils sont pratiqués correctement pendant quelque temps, peuvent affecter la physiologie du corps et du cerveau, permettant alors d’accéder aux potentiels du cerveau et de l’humain qui étaient restés endormis et inconnus.